Gérard Mouginot, alors
apprenti photographe chez M. Pons - boulevard Biziou - s'adonnait aux
reportages. En voici deux qu'il nous relate avec photos à l'appui
:
Mai 1959 :
Un matin du mois de mai 1959, tout le monde vaque à ses occupations
et les éboueurs sont à leur travail. Soudain, rue Fatima,
les freins de la benne à ordure lâchent. La descente vers
le port est inévitable. Le lourd véhicule prend de la
vitesse, passe devant la Poste, place Charles Martel, mais dans un ultime
réflexe le chauffeur réussit à donner un violent
coup de volant à droite pour tenter de prendre la descente du
boulevard Biziou et éviter ainsi celle de la rue Dufour, vers
la casbah, ce qui lui aurait été fatal.
La benne chargée négocie mal le virage et se retourne
devant le café Atlan, où des clients atterrés ne
comprennent pas ce qui vient de se passer.
Ils accourent pour prêter assistance au chauffeur qui semble grièvement
blessé. Les secours appelés immédiatement le dégage
et le transporte à lhôpital.
Tous réalisent à cet instant le sang-froid dont a fait
preuve le chauffeur réussissant ainsi à éviter
un drame humain.
Larmée est appelé en renfort, avec un GMC de dépannage
équipé dune grue, pour relever et dégager
le lourd véhicule rendu inutilisable par le choc subit.
Novembre
1965
:
Un après-midi de novembre 1959 (encore..!) en haut de la rue
Fatima (encore..!) en pleine descente, un homme apparemment ivre, roule
trop vite à bord de son véhicule, une Dauphine. Le virage
accentué qui sen suit ne peut être négocié
et le véhicule sencastre dans langle en saillie de
limmeuble du Collège, projetant le véhicule à
plus de trois mètres du point dimpact. Le chauffeur est
tué sur le coup et transporté à la morgue par les
premiers secours. Cet accident suscita un grand émoi dans le
quartier, sur la place Martel et les rues commerçantes avoisinantes,
très passagères à cette heure de la journée.
La Police intervenue à son tour dut assurer la circulation le
temps quun garagiste puisse dégager le véhicule
accidenté.